La Scena Musicale

Thursday, 31 January 2008

Today's Musician Birthday: January 31

Born on January 31:

1797 - Franz Peter Schubert, Lichtenthal Aust, composer

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Ave Maria - Schubert, performed by Pavarotti



1937 - Philip Glass, Baltimore Md, minimal composer

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Official website

Trailer to film Koyaanisqatsi featuring music by Philip Glass

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Wednesday, 30 January 2008

Goodbye, Columbus


A colleague in Columbus, Ohio, has alerted me to a local downturn. The city is planning to shrink its symphony orchestra into a chamber ensemble, abolishing 22 positions and cutting the concert season by half. That, they say, ought to wipe out an annual $1.5 million deficit.
"This is to try to save the orchestra and enable us to grow it into something special," said Robert "Buzz" Trafford, chairman of the symphony board, in a comment to the local newspaper which appears to endorse the move.
Hello? Come again? Anyone at home?
Surely no-one imagines that playing Haydn instead of Mahler is going to bring crowds banging on the doors, or that kicking musicians into limbo will improve morale in the band. Cutting an orchestra is usually one short step from killing it altogether.
Columbus, where I have never set foot, has (so I'm told) an appreciative, cultured audience who don't want to fly to Cleveland or Detroit for a symphonic experience. It also has a proud and supportive NPR station.
A city of 1.75 million can surely stump up a few donors to cover a $1.5 million hole. Slash and burn, which is what the board is proposing, is a policy that went out in the 90s with the bonfire of vanities. Someone needs to take a quick rethink and a look at the map.
Without a symphony orchestra, Columbus becomes a speck.
For more information, check www.symphonymusicians.com
source: Artsjournal

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Today's Musician Birthday: January 30

Born on January 30:

1944 - Lynn Harrell, NYC, cellist

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Tuesday, 29 January 2008

Today's Musician Birthday: January 29

Born on January 29:

1857- The Hallé (Orchestra, England)

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Monday, 28 January 2008

Philippe Quint : un « grand » du violon...

par Audrey Roncigli
Le violoniste Philippe Quint, comme son nom ne l'indique pas, est né en Russie, et ses origines sont en Italie, dans la dynastie aristocratique des Quinti. Il est le descendant d'un officier de Napoléon, blessé en 1812, et qui émigra en Russie après avoir épousé une infirmière juive ! S'il porte un prénom français, c'est parce qu'il est le fils de Lora Kvint, chanteuse très populaire dans son pays, et qui était fascinée à l'heure de la naissance de Philippe par les familles royales françaises...Aujourd'hui citoyen américain et vivant à New-York, Philippe nourrit son jeu de ces histoires, de ces migrations et des diverses cultures dont il s'est imprégné.
Philippe débute très jeune ses études musicales et rejoint l'Ecole Spéciale pour les Enfants prodiges de Moscou, où il a pour professeur Korsakov. À neuf ans, il donne son premier concert en soliste avec le Concerto N°2 de Wieniawski. À treize ans, il décide de s'engager dans la voie d'une carrière professionnelle, qui l'entraînera à la Juilliard School, dont il sortira en 1997 avec un baccalauréat et une maîtrise. Durant ces années d'études new-yorkaises, il suit l'enseignement de Dorothy DeLay, Felix Galimir, Isaac Stern, Itzhak Perlman, mais se définit une personnalité, un style propre : Philippe reconnaît ainsi que « le style et le jeu d'un violoniste sont d'abord définis par l'individualité, plus que par une quelconque allégeance particulière à une école ou à une autre ».
Poussé par le défi d'une musique qu'il ne connaissait pas, celle de son pays d'adoption, Philippe Quint découvre avec bonheur les oeuvres de Bernstein, Corigliano, Foss, Schuman, Copland. Un bonheur n'arrivant jamais seul, il décroche un contrat chez Naxos et commence à enregistrer : les Concertos pour violon de Schuman, Ned Rorem, la Sérénade de Bernstein qu'il affectionne tout particulièrement, les oeuvres pour violon et piano de Miklos Rozsa. Très prochainement sortira un enregistrement live du Concerto pour violon d'Erich Wolfgang Korngold et Philippe travaille à deux nouveaux albums : Corigliano/Thompson et Kreisler/Paganini.
Se forgeant une réputation de soliste charismatique, avec une technique hors pair et une justesse de ton et d'expression inégalée, Philippe parcourt le monde avec son Stradivarius de 1723, l'ex-Kiesewetter, qui lui est prêté par M. et Mme Arrisson de Buffalo. La liste des orchestres avec lesquels il a déjà joué est impressionnante : les orchestres de Détroit, Indianapolis, Minnesota, Bournemouth, Houston, Buffalo, Nashville ainsi que de la Virginie, de la Louisiane et de l'Oklahoma; le Royal Liverpool Philharmonic; l'Orchestre national de Chine; l'Orpheus Chamber Orchestra; l'Orchestre Symphonique de Bayonne Côte Basque; les orchestres de Pretoria, Cape Town et Johannesburg; les orchestres du Queensland et de Melbourne...sous la baguette de chefs tels que Marin Alsop, José Serebrier, Andrew Litton, Klauspeter Seibel, Kurt Masur, Hans Graf, Arild Remmereit, Maxim Shostakovich, JoAnn Falletta, Jorge Mester, Carlos Miguel Prieto et Kenneth Schermerhorn. Son répertoire s'étale de Vivaldi, Bach et Mozart à Bernstein, Chostakovitch et Piazzola, en passant par Beethoven, Brahms et Paganini. Son amie Lera Auerbach lui a dédié son Concerto n°1, qu'il a créé au Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, et qu'il définit lui-même comme son « propre portrait musical ».
Les critiques louent son incomparable musicalité, son charisme hors norme, ses interprétations passionnées et techniquement parfaites. Que ce soit dans ses enregistrements ou sur scène, Philippe Quint fait de chaque pièce un moment de partage musical, vivant avec son public d'intenses moments d'émotion, dans la joie ou la tristesse, dans la douleur ou la frénésie...Nominé aux Grammy Awards, vainqueur de dizaines de compétitions dont le Concours Pablo de Sarasate en 1997, Philippe, que beaucoup de critiques appellent le « Paganini des temps modernes », est un violoniste qui captive ses auditoires à coup sûr.
Philippe est enfin un artiste très polyvalent, puisqu'il est aussi passionné de cinéma et acteur lui-même. Sportif et grand amateur d'échecs, Philippe avoue ne pas avoir assez de temps pour faire « tout ce dont il rêve ». Il n'en reste pas moins un violoniste simple et chaleureux, généreux et passionné. Ce qui fait la définition des « grands » artistes...
Audrey Roncigli : Dans quelle mesure pensez-vous que les éléments de votre vie personnelle ont influencé votre jeu et vos interprétations ?
Philippe Quint : Ayant grandi dans l'ex-Union Soviétique, je n'avais que très peu accès aux enregistrements considérés comme « tabou » dans le pays, comme ceux d'Heifetz, Milstein, Horowitz ou Rachmaninov, etc... Je parle bien entendu de tous ces artistes qui ont à un moment ou un autre quitté la Russie pour poursuivre leurs carrières et leurs vies ailleurs. Je me souviens très bien d'un jour où mon oncle rapporta « clandestinement » un enregistrement de Jascha Heifetz interprétant la Première Danse hongroise de Brahms; toute la famille se réunit pour écouter la performance exceptionnelle d'Heifetz. Pour beaucoup d'enfants en Russie, Heifetz fut certainement une sorte d'icône et une grande source d'inspiration. Cependant, après mon arrivée aux États-Unis en 1991, je fus rapidement « exposé » à une immense variété d'enregistrements, d'artistes, de musiciens, dans des perspectives très variées. Je dois bien avouer qu'au départ, cela m'a un peu dépassé et dans un sens, cela semait la confusion en moi. Mon monde s'écroulait à mesure et aussi soudainement que je réalisais qu'il y avait tant de possibilités d'approcher les compositions musicales. Je crois avoir acheté tous les enregistrements et vidéos disponibles de nombre de violonistes et les avoir écoutés et regardés des centaines de fois. Mon arrivée à New York a coïncidé avec mon entrée à la Juilliard School dans la classe de la légendaire Dorothy DeLay. Son approche était très différente de celle de mes anciens professeurs en Russie. Au lieu de crier et de jeter toutes sortes d'objets au-dessus de ma tête, elle disait tout simplement : « Mon petit chou, quelle est ta vision du fa dièse ? » Le résultat était tout aussi efficace que des cris ou des hurlements. Je me sentais vraiment mal à l'aise du fait qu'elle pense que mon fa dièse était faux et je travaillais encore plus dur pour être capable d'impressionner Mme DeLay à mon prochain cours. Elle était très certainement unique et je garde beaucoup d'excellents souvenirs d'elle. J'ai toujours un grand respect et une grande admiration pour elle.
Une autre rencontre très intéressante pour moi fut celle avec Isaac Stern, vers 1998 ou 1999. Il m'a dit quelque chose que je n'ai pas compris sur le coup, mais qui depuis a complètement changé ma vision de l'interprétation : « Philippe, tu dois comprendre qu'il y a une signification derrière chaque note. » Je ne comprenais pas comment cela était possible, mais après de nombreuses années passées à étudier et à jouer les oeuvres, je commence à comprendre ce que M. Stern essayait de me dire. Je suis tellement honoré de l'avoir rencontré et d'avoir joué pour lui.
Je vous ai cité ici seulement deux influences dans ma vie. J'aurais pu en citer des centaines, et si j'avais commencé, nous aurions dû écrire un livre, un article n'aurait pas suffi !
Audrey Roncigli : Vous avez consacré une large part de votre répertoire à la musique américaine. Pourquoi cette passion particulière pour des compositeurs comme Foss, Rorem, Corigliano ?
Philippe Quint : Ayant grandi en URSS, je connaissais les grands « standards » du répertoire, Bach, Mozart, Beethoven, Brahms, Franck, Tchaïkovski et les autres. Rappelez-vous que nous étions en période de « guerre froide » et le mot « Américain » ne devait pas être prononcé à voix haute. Il me semble que le seul compositeur américain connu à cette époque en Russie était Gershwin et son Porgy and Bess. Ma première « rencontre réelle » avec la musique américaine a eu lieu lorsque je suis arrivé aux États-Unis et que j'ai entendu West Side Story. Les années qui ont suivi, j'ai appris de nombreuses pièces de musique américaine, de Copland à Cage, de Cowell à la jeune génération comme Corigliano, Ned Rorem ou William Bolcom.
Je me suis beaucoup intéressé à la musique américaine car les harmonies et les structures rythmiques m'intriguaient beaucoup et c'était une chose totalement nouvelle pour moi.
Ma première oeuvre fut la Sonate pour violon de John Corigliano, une oeuvre fascinante que je viens d'enregistrer. J'ai eu ensuite le privilège de travailler avec Lukas Foss et nous avons enregistré ses pièces pour violon et piano. Puis ont suivi des projets pour Naxos, dans la collection American Classics, dont le Concerto pour violon de William Schuman (une oeuvre merveilleuse et très sous-estimée), la Sérénade de Bernstein et le Concerto de Ned Rorem. Rorem et Schuman sous la baguette du chef d'orchestre José Serebrier.
On me demande souvent pourquoi je joue autant de musique contemporaine et de musique américaine. Je réponds : « Pourquoi pas ? » Bien entendu, les gens aiment entendre Mozart et Mendelssohn, mais on ne peut pas vivre en dehors de son siècle et ne jouer que les compositeurs du passé. Il y a tant de merveilleux compositeurs aujourd'hui et je me réjouis de découvrir de nouvelles pièces de nos contemporains.
Audrey Roncigli : On vous compare très souvent à Paganini. Que cela vous inspire-t-il et comment réagissez-vous ?
Philippe Quint : (Rires) Je mets au défi quiconque de me dire comment il jouait ! C'est plutôt une comparaison amusante. Je ne sais pas trop d'où elle provient. Peut-être de mon apparence physique : je suis grand, avec de longs bras et des cheveux noirs...Les gens aiment comparer les violonistes du présent avec ceux du passé, en donnant une sorte de qualification, telle que « le prochain Menuhin », ou « le prochain Oïstrakh ». Ces comparaisons sont flatteuses, bien entendu, mais il est important de comprendre qu'on ne demande pas de trouver le prochain X ou Y. Il me semble qu'il est plus important de découvrir de nouveaux talents plutôt que d'avoir sur scène de pâles imitations d'un musicien du passé. Une de mes récentes influences est Gidon Kremer, qui est un vrai intellectuel et un musicien fantastique, tout en étant anticonformiste dans ses interprétations, toujours capable de trouver des nouveautés, des innovations dans des oeuvres que l'on entend depuis des dizaines et des dizaines d'années.
Je lui porte un grand respect et une grande admiration. Ce n'est pas quelqu'un qui essaie d'être différent pour être différent, mais il poursuit ses choix musicaux intensément et ne s'en écarte jamais.
Pour en revenir à Paganini...J'envisage de l'étudier très en détail et en fait, l'un de mes prochains enregistrements sera consacré à ses oeuvres pour violon et piano arrangées par Fritz Kreisler. La musique de Paganini a été très souvent critiquée, pour sa « substance ». J'ai une opinion tout à fait différente : je pense qu'on doit considérer ses oeuvres comme une sorte de petite opérette italienne, le violon tenant la partie principale. Le violon « bel canto » en quelque sorte !
Audrey Roncigli : Quelles ont été, ces derniers mois, les pièces qui vous ont été les plus difficiles à interpréter, et celles qui vous ont le plus enthousiasmé ?
Philippe Quint : Je pense que les oeuvres les plus difficiles sont celles qui vous demandent beaucoup sur le plan émotionnel. L'une de ces pièces est bien entendu le Concerto n°1 de Chostakovitch. Après une Passacaglia très intense en émotions, vous passez tout de suite à une Cadenza diaboliquement difficile...Il n'est pas étonnant que David Oïstrakh ait demandé à Chostakovitch de placer un petit tutti d'orchestre avant le début du quatrième mouvement, afin que le violoniste puisse respirer un peu avant de replonger dans quelque chose de plus trouble, de plus sombre. Cette pièce est très difficile, car elle ravive en moi des souvenirs de mon enfance en Russie.
Vous savez, la description que Chostakovitch fait de la Russie est exactement la mienne : « Quand je regarde mon passé, tout me semble gris. » C'est très intéressant et cela associe chez moi la Russie à la couleur grise. Son premier mouvement, très subtil et intense, est peut-être une indication de ce « gris » dont il parle.
Je pense que les oeuvres que je considère comme les plus difficiles sont aussi mes préférées : le Concerto et les Sonates de Beethoven, les Concertos de Brahms, Sibelius, de Stravinsky, et quelques autres...J'apprécie ce qu'on appelle la « musique programme », la musique étant basée sur une histoire : la Sérénade de Bernstein me vient immédiatement à l'esprit. Mais même si la musique n'est pas toujours accompagnée d'une histoire, je m'en crée une ! C'est plutôt simple et cela aide l'interprétation.
Audrey Roncigli : Vous êtes un vrai globe-trotter, entre l'Australie, l'Afrique, l'Europe et les États-Unis. Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre saison 2008 ?
Philippe Quint : Les six derniers mois ont été très intenses. J'ai réussi à jouer en Australie, en Amérique du Nord, du Sud, en Afrique du Sud et en Europe en moins de six mois ! C'était excitant et fascinant de visiter tous ces merveilleux endroits, mais très fatigant également. J'espère avoir un emploi du temps un peu plus « bénéfique » ces prochaines années. Parmi les grands moments de la saison à venir, mes débuts en Allemagne avec la Staatskapelle de Weimar sous la direction de Carl St Clair. Je ne peux pas ne pas citer la sortie de mon album Korngold sous la baguette de mon ami de longue date Carlos Miguel Prieto. Il y aura aussi le premier enregistrement mondial des Caprices du Violon rouge de Corigliano et sa Sonate, couplés avec des pièces de Virgil Thomson, pour Naxos. Deux CD de musique américaine, encore !
Et aussi...un récital à Montréal en octobre prochain !
Visitez le site web de Philippe Quint
Crédit photographique : © Pavel Antonov

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Gala des prix Opus 2006-2007

par Caroline Louis

Le 27 janvier 2008, à la salle Claude-Champagne à Montréal, le Conseil québécois de la musique remettait les prix Opus, récompensant ainsi les interprètes, compositeurs, créateurs, promoteurs, organisations musicales et musicologues québécois qui se sont illustrés entre le 1er septembre 2006 et le 31 août 2007. Pas moins de vingt-six trophées furent distribués lors de cette 11e édition du gala des prix Opus, animée avec beaucoup d'humour par Mario Paquet et Martin Bernier. Tout au long du gala, nous avons pu entendre des arrangements musicaux de Louis Babin, qui dirigeait un ensemble d'une douzaine de musiciens, tandis que des ¦uvres picturales du compositeur Otto Joachim défilaient sur écran géant en haut de la scène.

Sans grande surprise, le prix de l'Événement musical de l'année fut remporté par l'Orchestre symphonique de Montréal, pour le concert d'ouverture du 6 septembre 2006 dirigé par Kent Nagano. Ce concert, projeté en direct de la salle Wilfrid-Pelletier et de l'esplanade de la Place des Arts, avait attiré quelques centaines de milliers d'auditeurs via le site Internet, la télévision, la Première Chaîne de la radio de Radio-Canada et Espace musique.

Le prix d'Interprète de l'année fut remis à l'ensemble Les Voix humaines, et le jury a sélectionné le compositeur et électroacousticien montréalais Serge Arcuri comme Compositeur de l'année. L'exceptionnelle saison du 30e anniversaire du Festival de Lanaudière fut soulignée par le prix Diffuseur de l'année. La soprano Marianne Fiset a obtenu le prix Découverte de l'année, prix qui fut par le passé accordé à des artistes tels que Yannick Nézet-Séguin, Marie-Nicole Lemieux et le Quatuor Molinari.

Le jeune musicologue Philip Gareau, étudiant à l'Université de Montréal, reçut le prix du Livre de l'année, ayant vu son mémoire de maîtrise publié chez L'Harmattan sous le titre La musique de Morton Feldman ou le temps en liberté. Le baryton Marc Boucher, partageant avec le pianiste Olivier Godin le prix du Disque de l'année - Musiques classique, romantique, postromantique, impressionniste, a pour sa part invité les compositeurs à s'inspirer plus souvent de la poésie québécoise, déclarant : « Commettez-vous, chers musiciens, et nous serons heureux de vous interpréter. »

Par ailleurs, le Conseil québécois de la musique soulignait cette année la carrière du musicien Otto Joachim, récipiendaire du prix Hommage. Davis Joachim, fils du compositeur émérite, interpréta avec simplicité une ¦uvre pour guitare de son père et le critique musical Claude Gingras prononça un bref discours en l'honneur de son ami de longue date. Déplorant de se retrouver sur scène plutôt que dans l'assistance, l'intransigeant critique du journal La Presse provoqua de francs éclats de rire en s'exclamant, plissant des yeux sous l'intensité des projecteurs, « C'est ça, être artiste? » et cherchant le compositeur dans la salle obscure, afin de pouvoir le féliciter directement : « Wo bist du, Otto ? »

Parmi les moments forts du gala, mentionnons l'interprétation virtuose que donna le Quatuor Molinari du périlleux deuxième mouvement du Quatuor à cordes no 2 d'Alfred Schnittke et la surprenante prestation multimédia d'Espaces Sonores Illimités, intitulée Spatio-Lumino. L'exécution d'une ¦uvre pour percussions d'Iannis Xenakis par l'ensemble Sixtrum fut également très appréciée.

> La liste des lauréates.

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Today's Musician Birthday: January 28

Born on January 28:

1886 - Artur Rubinstein, L¢dz Poland, pianist

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Rubinstein playing Beethoven piano concerto no 4 3rd movement in 1967.

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Today's Musician Birthday: January 27

Born on January 27:

1756 - Wolfgang Amadeus Mozart, Austria, composer

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This unique performance of Mozart`s great Requiem took place in 5 December 1991, to commemorate the 200th anniversary of the composer`s death.

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Sunday, 27 January 2008

Pierre de La Rue : The Complete Magnificats, 3 Salve Reginas

Peter Schubert, Viva Voce
Naxos 8.557896-97 (119 min 53 s)
***** $$

Ce disque est exceptionnel pour deux raisons. D'abord, il nous offre le premier enregistrement complet des remarquables Magnificats de Pierre de La Rue (1460-1518). Deuxièmement, il nous donne la chance d'entendre Peter Schubert et son ensemble Viva Voce s'exprimer avec une splendeur qui ne peut que les inscrire dans la lignée des grands ensembles vocaux spécialisés en musique ancienne. Le style de La Rue est à la croisée de l'ancien et du nouveau. Il utilise aussi bien les techniques, déjà éprouvées, de la 1re moitié du 15e siècle que les nouvelles méthodes apparues dans la 2e. Chez de La Rue, les mélismes mélodiques du cantus firmus cohabitent intelligemment avec la nouvelle rigueur imposée à la relation entre structure syllabique et développement motivique. Ce coffret double est un délice pour tous les amoureux de polyphonie. De plus, il permettra à l'un de nos fleurons musicaux de rayonner aux quatre coins de la planète.

-Frédéric Cardin

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Saturday, 26 January 2008

Canadian Heritage Proposes Merger of CMF and PAP

On Jan. 25, the Department of Canadian Heritage (DCH) announced a consultation process to rehaul the way they fund Canadian magazines, which will result in the merging of the Canada Magazine Fund (CMF) and the Publication Assistance Program (PAP) to form the new Canada Periodical Fund.

Of note to the Arts and Literature community, according to a post on the Canadian Magazines blog, the proposal will eliminate the $1 million Support for Arts and Literary Magazines.

Also of interest are two aspects of the proposal:

Business flexibility for publishers: Canada Post's decision to withdraw from the PAP offers the opportunity to open funding to other methods of distribution, thereby putting more strategic control in the hands of publishers.

Transitions to digital technology: The proposed approach offers opportunities to address changes in the way Canadians are consuming news and entertainment: through joint initiatives on industry-wide projects and by exploring the possibility of opening funding to new forms of publications or to online content produced by print publications.

The first item seems to open the door for predominately controlled circulation arts and literary magazines such as The Music Scene Ontario and La Scena Musicale to regain funding. Recall that in 2003, the CMF cut off funding to controlled circulation magazines when it reduced its budget by half, affecting several arts titles including La Scena Musicale.

To participate in the consultation, DCH has issued 10 questions for discussion.
The deadline for submissions is April 25, 2008.

Discussions on other blogs:
> Canadian Magazines
> The Shoestring
> Masthead Online [subscription required]

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Today's Musician Birthday: January 26

Born on January 26:

1945 - Jacqueline du Pré, Oxford England, cellist

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Documentary about Jacqueline du Pré


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Today's Musician Birthday: January 25

Born on January 25:

1913 - Witold Lutoslawski, Warsaw Poland, composer

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An excerpt from the Finale of Witold Lutoslawski's Cello Concerto, performed by Yo-Yo Ma at the opening concerts of Walt Disney Concert Hall in October 2003. Los Angeles Philharmonic; conductor, Esa-Pekka Salonen

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Friday, 25 January 2008

Prokofiev Orchestral Works

Symphony No. 5/Ode to the End of the War
Russian National Orchestra
Vladimir Jurowski, dir.

Pentatone Classics
PTC 5186 083 (57 m 7 s)
***** $$$$

Once again, chalk one up for the young guns: the new generation of conductors is truly yielding some remarkable talents. Russian Vladimir Jurowski, 35, has become a household name in Britain, where he holds directorships with the London Philharmonic and the Glyndebourne Opera, in addition to his work with noted period instrument ensemble, The Orchestra of the Age of Enlightenment. Even with all this activity in the UK, he still finds time to return home and visit the Russian National Orchestra in his capacity as Principal Guest Conductor and record treasures of the repertoire. The latest? Prokofiev's immortal Symphony No. 5. Our expectations of such a recording should be high, since the RNO has proven itself over recent years as an ensemble worthy of significant international attention and, after all, one expects the national orchestra to be at the top of its game to play the nation's gems. Somehow romantic yet economical, grandiose yet with the intimate ambience of chamber music, Jurowski and the RNO sculpt a remarkable interpretation of this epic warhorse. Jurowski stays away from any sense of the mechanical rigidity so often heard in other versions, while razor-sharp technique and disciplined ensemble playing through all sections of the orchestra make Jurowski's tempo fluctuations seem organic and convincing. What is perhaps most striking about the recording of this symphony, however, is the crystal-clear view it provides of Prokofiev's genius when it comes to orchestration. This is critical, as many other recordings of the Fifth neglect textures and orchestral colours rarely heard outside the composer's oeuvre: full marks to both the musicians and the recording team at PentaTone. A fresh and insightful approach to a standard, this recording is highly recommended for veterans and newcomers alike. The bonus track is Ode to the End of the War, a seldom-heard 1945 work written for a truly bizarre array of instruments (wind orchestra with 8 harps, 4 pianos, percussion, and 8 double basses). While the title and era of composition might lead one to see it as nothing more than a Soviet composer's duty to appease Stalin and the party, it is truly a great piece, no doubt neglected simply due to its unconventional ensemble roster.

-Graham Lord

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Don Carlos

Ramon Vargas, Iano Tamar, Nadja Michael, Bo Skovhus, Alastair Miles
Orchestra and Chorus of Wiener Staatsoper, Bertrand De Billy, dir.

TDK DVWW-OPCARLOS (2 DVDs, 4h 7m)
*** $$$$$

Verdi originally conceived Don Carlos as a French Grand Opera in five acts plus ballet. It premiered at the Paris Opera in March 1867. In 1866, Verdi had already made a number of cuts because of its length, and further cuts were authorized during rehearsals. These included parts of Act One and several extended duets of the principals. This being a Grand Opera, the ballet was retained. Therefore, this monumental work was not performed in its complete form for the premiere. An Italian translation, with further changes, was first performed as Don Carlo later at Covent Garden, followed by a complete version in Italian given in Bologna. Today, the Italian version is the more popular, but occasionally it is sung in French, with the Fontainebleau Scene tagged on. The original uncut five-act French version with ballet, lasting over five hours, is hardly ever revived. This DVD is unique in that it is said to be note-complete, while the earlier Paris Opera production starring Alagna and Mattila (also available on DVD) is not.

So for Don Carlos purists, this is the version to get - or is it? Originally conceived by Peter Konwitschny for Hamburg, it later travelled to Barcelona and Vienna, where this performance was taped. The set consists of a white box with low doors on all three sides, essentially devoid of props, except for a tiny tree religiously cared for by the Friar. Act Four opens with Philip lying on some bedding on the floor, with Eboli. She stays onstage throughout his "Elle ne m'aime pas" and the subsequent scene with the Grand Inquisitor. These unusual twists are nothing compared to the ballet sequence. There's no dancing, just a comedy routine billed as "Eboli's Dream", in which Eboli and Carlos are married and give a dinner party for Phillip and Elizabeth. Eboli burns the dinner so Carlos calls for take-out from Posa's Pizza, delivered by Rodrigo - I think you get the idea. The nadir is reached during the auto-dafé, which started in the opera house lobby where widescreen TVs were set up, complete with commentator and paparazzi. Heretics were brought in through the front entrance and led onstage, as were Philip, Elizabeth, Eboli, and Rodrigo. Is this Verdi? I don't think so. As you can imagine, the audience greeted such goings-on with vociferous booing mixed in with applause. Also conspicuously absent were final solo curtain calls, likely because of boo-birds making their feelings known.

It is a shame that the stage direction hijacked an essentially fine performance. The orchestra under the stylish baton of Bertrand de Billy sounds great. Honours go to Ramon Vargas as a vocally impeccable Carlos. Bass Alistair Miles has all the stately bearing necessary for Philip. The other principals are also quite good. Georgian soprano Iano Tamar impresses with her dark, rich voice, lacking only the necessary high piano. Soprano Nadja Michael pushes her slender voice fearlessly as a glamorous Eboli - her timbre in this mezzo role is lighter than Elizabeth's! Baritone Bo Skovhus (Rodrigo) is almost unrecognizable in his getup, and his singing is a little uneven. Only Korean bass Simon Yang falls short vocally and dramatically as the Grand Inquisitor. If there has ever been a DVD release that cries out for a documentary with interviews of the creative team, this is it - I'd love to hear Konwitschny's explanation of his "concept". The verdict? If you are into extreme Regietheater, you will be amused, I am sure. On the other hand, if you don't like staging not intended by the composer, this version is to be avoided.

-Joseph K. So

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Grieg : Peer Gynt Suites, Six Orchestral Songs

Malmö Symphony Orchestra; Bjarte Engeset, dir.

Inger Dam-Jensen, soprano, Palle Knudsen, baryton

Naxos 8.570236 (65 min 45 s)

*** $


On trouvera ailleurs des interprétations plus inspirées des deux Suites tirées de la musique pour scène de Peer Gynt. Sous la baguette d'Engerset, les mélodies s'affadissent et l'atmosphère de légende indispensable, faite de nostalgie et de poésie rêveuse, mais aussi d'une sorte de tendre ironie, n'est guère au rendez-vous. Tout cela finit par ressembler à de la musique de village. Le programme vaut beaucoup plus par les oeuvres chantées qui suivent. Le baryton Palle Knudsen sait mettre en valeur le premier lied tiré de l'opus 21 de Grieg, Quatre Poèmes de la Fille du pêcheur de Bjørnson, et surtout la ballade populaire du Prisonnier de la montagne op. 32 où l'art du compositeur norvégien pour suggérer l'univers nordique est au mieux. La soprano Dam-Jensen, malgré une voix assez belle, convainc moins dans les Six Chants orchestraux EG 177 que Grieg a réunis à partir de diverses oeuvres; on y retrouve entre autres la célèbre Chanson de Solveig et la Berceuse de Solveig tirés de Peer Gynt.

-Alexandre Lazaridès

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Die Zauberflöte

Piotr Beczala (Tamino), Dorothea Röschmann (Pamina), Detlef Roth (Papageno), Matti Salminen (Sarastro), Désirée Rancatore (Reine de la Nuit), Gaële Le Roi (Papagena), Uwe Peper (Monastatos)

Orchestre et Choeurs de l'Opéra national de Paris; Ivan Fischer, dir.
Mise en scène : Benno Besson
TDK DVWW-OPMFP (158 min)
*****$$$$

Une Flûte enchantée...enchanteresse ! On n'a pas assez d'yeux pour apprécier toute la richesse des costumes, toutes les effervescences scéniques. En un tour de main, peut apparaître une jungle luxuriante peuplée d'animaux sauvages. Une autre fois, c'est la Reine de la Nuit qui surgit du sol et s'envole dans les airs, habillée d'une robe démesurée qui meuble toute la scène. Il y a plein de ces trouvailles visuelles qui tiennent de la magie. Côté chant aussi, nous sommes choyés. Le personnage de Pamina est très bien rendu par Röschmann, une mozartienne accomplie - on se remémorera avec plaisir sa Susanna des Noces de Figaro (DVD Arthaus 100 017). Roth insuffle dynamisme et justesse vocale à son Papageno. Rancatore interprète à merveille le fameux air Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen. Salminen, avec sa superbe voix de basse, brille là comme il le fait dans tant d'autres productions DVD...Question mise en scène et tournage, la référence absolue pour cet opéra demeure l'adaptation d'Ingmar Bergman, de 1975 (DVD Criterion 71), mais le célèbre cinéaste n'avait pas la contrainte du direct, et ses chanteurs - crime de lèse-majesté - s'exprimaient en suédois.

-Pierre Demers

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Jupiter String Quartet: Shostakovich and Britten

Shostakovich Quartet No. 3
Britten String Quartet No. 2

Marquis Classics MAR 371 (65 m 55 s)

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The Jupiter String Quartet is, on paper, a blue-chip young group with all the right credentials to succeed in this remarkably competitive business of chamber music. This release, its début CD, comes on the heels of a host of prizes and honours: first prize at the 2004 Banff International String Quartet Competition, the Grand Prize at the Fischoff National Chamber Music Competition of the same year, winners of the 2005 Young Concert Artists International Audition, and selection for a residency at Lincoln Center, among others. It's perhaps appropriate, then, that such a youthful ensemble starts off its professional recording career with the innocent and playful strains of the first movement from Shostakovich's Third String Quartet; the uncharacteristic simplicity and jollity of it cannot possibly prepare you for the darker and more ominous moods that come later in the piece. Programmatically, the Shostakovich is well paired on the disc with Britten's Second String Quartet: both pieces were written shortly after WWII and represent the work of two composers who didn't wish to celebrate the Allied victory in music but, rather, chose to come to terms with the devastation of the war through their art. The Jupiters attack both works with terrific panache and maturity. A feeling of elasticity pervades their performance on this recording, as the ensemble is remarkably sensitive to the extremes in mood achieved by these giants of 20th-century composition. In particular, the sustained, quiet intensity of the massive 20-minute finale of the Britten quartet, Chacony, connects one variation to another, keeping the listener in rapt suspense until the rousing, explosive conclusion. Their Shostakovich won't replace my Emerson Quartet recording (what can?) in terms of performance or recording quality, but it is still a convincing and successful interpretation, especially for a first release; clearly, the term "rookie" hardly applies to this ensemble.

-Graham Lord

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Fernandes, Freitas Branco

Extramadura Symphony Orchestra; Jesús Amigo, dir.

Alexandre Da Costa, violon

Atma classique ACD2 2578 (73 min 45 s)

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Il y a deux ans, le même ensemble et le violoniste montréalais Da Costa avaient donné une interprétation des plus intéressantes du Concerto pour violon de Luis de Freitas Branco. Le présent enregistrement de la Symphonie no 2 en si bémol mineur (1926) ne se situe pas à la même hauteur. L'oeuvre se laisse écouter, mais elle fourmille de réminiscences de l'idiome symphonique post-romantique (Brahms, Tchaïkovski, Sibelius...) qui dénotent plus de savoir-faire que d'originalité. Le meilleur moment est sans doute le troisième mouvement, une sorte de scherzo délicatement orchestré, mais la coda du dernier mouvement sombre dans le pompiérisme. À quoi il faut ajouter que l'orchestre sonne bien mollement tout au long. Quant au Concerto (1948) de Armando José Fernandes, sans charme ni intérêt, on se demande s'il était nécessaire de l'exhumer tant le prosaïsme de l'écriture et le statisme sont patents. Da Costa lui-même ne semble pas trop y croire, le chef non plus.

-Alexandre Lazaridès

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Thursday, 24 January 2008

Today's Musician Birthday: January 24

Born on January 24:

1919 - Leon Kirchner, Brooklyn NY, opera composer (Lily)

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Met Cancels Opera Pay-Per-View On-Demand

Call it a rare miscalculation for Metropolitan Opera General Manager Peter Gelb, who didn't count on the outcry from the movie theatres who were showing the Met's highly successful live in HD. According to a story in the New York Times, the Met has cancelled its on-demand pay-per-view telecasts for the season citing concerns that the 30-day delay was not long enough.

"There was this real outcry from the movie theaters," said Peter Gelb, the Met's general manager. "We were not aware they were going to feel this way until we announced we were doing this." He added: "We are not a movie. We're a live transmission."

Under agreements with major Hollywood studios movies usually take much longer to reach on-demand services. Mr. Gelb said the theater operators might have worried about alienating the studios by allowing a shorter lag. He said he hoped to start the on-demand showings next season, for which the schedule of opera transmissions has not yet been made.

> Metropolitan Opera Live in HD
> Stories about HD Opera


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Wednesday, 23 January 2008

Viva Villazón!

Best of Rolando Villazón (CD; 57 m 30 s)
Live in
Prague - Concert from Smetana Hall (DVD; 51 m)
Virgin Classics 504762-20

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If you are new to the art of Mexican tenor Rolando Villazón, this combination CD-DVD set is the one to buy. The CD contains selections from all the recital discs he made when under contract to EMI/Virgin Classics. While the 35-year-old singer is still very much in his vocal prime, his hectic schedule and a tendency to give unstintingly have taken a toll on his voice, at least temporarily. A certain unreliability has crept into his singing, resulting in a 6-month hiatus in the latter part of 2007. (He resumed performing this January, as Werther at the Vienna State Opera, to cautiously good reviews). His Virgin Classics output dates from 2004-6, when his voice was in pristine shape. His Italian opera arias disc - my personal favourite - was recorded in 2004 with the late Marcello Viotti. Everything is sung with gorgeous tone, rock-solid technique and his trademark sense of drama. His ingratiating, darkish timbre recalls a young Plácido Domingo; his liberal use of mezza voce is an unalloyed pleasure. Also in this potpourri is the French album from a year later with Evelino Pidò, and a marvellous third disc of mixed repertoire under the baton of Michel Plasson. Everything has been previously issued except for "Donna non vidi mai" from Manon Lescaut, the Puccini Des Grieux role he has yet to sing onstage.

However beautiful Villazón's voice is, a substantial part of his magic is visual. A charming and irrepressible personality onstage and off, Villazón exudes an unbridled joy of singing that is infectious. You can get a glimpse of it in the concert from Prague, taped in November 2005. It was a relatively short concert of ten arias, all your usual chestnuts. In thrilling voice, he gave his all vocally and dramatically. He even took the trouble to learn a few words in Czech and had the local audience eating out of his hand. Let's hope he has completely recovered from what ailed him for the past year or so, as a tenor of his stature is hard to find. Highly recommended!

-Joseph K. So

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Handel Water Music

Les Violons du Roy
Bernard Labadie, dir.

ATMA Classique
ACD2 2569
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Les trois suites pour orchestre qui composent la Water Music de George Frideric Handel font partie de ces pièces qui, par le génie de leur construction et l'énergie irrésistible qui s'en dégage, connaissent une popularité qui ne s'est jamais essoufflée depuis sa création. La quantité énorme de versions endisquées en fait foi. On en trouve de toutes les sortes et pour tous les goûts : instruments d'époque ou modernes, grand ensemble ou orchestre de chambre, esthétique baroque ou romantique, etc.

Handel, nouvellement arrivé en Angleterre, reçoit en 1717 une commande particulière : on lui demande de la musique festive, devant être jouée sur la Tamise à l'occasion d'un trajet nocturne du roi George 1er entre Whitehall et Chelsea. Le compositeur concocte alors un amalgame de pièces nouvelles et anciennes, qu'il groupe en trois suites de tonalités différentes; elles constituent de bons exemples de suite pour orchestre, genre dont la forme n'était pas fixée à l'époque. On y trouve une ouverture d'inspiration française, diverses danses et des mouvements lents. Handel fait appel, en plus des cordes, à des instruments à vent pouvant être entendus à grande distance, notamment des hautbois, des cors et des trompettes. Des comptes rendus de l'époque indiquent que le roi a tellement aimé l'oeuvre qu'il demanda aux musiciens de la rejouer entièrement deux autres fois le même soir !

Cette version des fameuses suites de la Water Music s'avère, un véritable coup de coeur dès les premières secondes d'écoute. Pour cette nouvelle collaboration entre les Violons du Roy et Atma classique, l'ensemble de Québec revient au répertoire baroque qui est sa spécialité. Les Violons, en alliant une interprétation stylistiquement rigoureuse à la perfection de son des instruments modernes, parviennent encore une fois à des sommets d'inspiration et de vitalité. Son ensemble a beau être relativement restreint (28 musiciens), Labadie en tire une fougue absolument incroyable ! Les bois nous offrent des solos inspirés, les cuivres sont retentissants, les cordes nerveuses et inspirées. Voici certainement un ensemble dont la capitale peut être fière. Cet enregistrement, qui propose également deux extraits de l'oratorio Solomon, est le tout premier réalisé dans la nouvelle salle Raoul-Jobin du Palais-Montcalm, un lieu à l'acoustique vivante qui convient parfaitement à cette musique composée pour les grands espaces.

-Louis-Pierre Bergeron

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Today's Musician Birthday: January 23

Born on January 23:

1752 - Muzio Clementi, Italian composer

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Tango Notturno

Isabel Bayrakdarian, soprano, Serouj Kradjian, piano; Fabian Carbone, bandoneon; Marie Berard, violin; Roman Borys, cello; Roberto Occhipinti, bass; Shalom Bard, clarinet; Daiel Bolshoy, guitar; Levon Ichkhanian, oud
CBC Records MVCD 1176 (70 m 15 s)
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Arguably more than any other musical genre, the tango epitomizes romance - or should I say desire - in all its varieties. Though Latin in origin, tango is really an international genre, as this CD amply demonstrates. Prominently featured are of course the magical pieces by the famous Argentinean tango masters Carlos Gardel and Astor Piazolla. But equally important are the works by Danish, German, Egyptian and Armenian composers featured on this disc. In fact, one of the most popular of all tango melodies, "Jalousie", was written by Jacob Gade, a Dane; and the more adventurous minded should seek out a highly enjoyable disc sung by, of all people, the great basso profundo Matti Salminen in a delicious selections of Finnish tango music!

This new disc from CBC Records stars soprano Isabel Bayrakdarian. Her affinity to the Latin genre is well known, witness her Azulao disc on CBC, and in particular her lovely interpretation of Villas-Lobos' Bachianas brasileiras No. 5. While her lyric instrument is a departure from what one is used to hearing in these sultry songs, Bayrakdarian's stylish singing here is a marvel. She combines a beautiful voice, solid technique, innate musicality, not to mention immaculate diction and great attention to textual nuance. A true vocal chameleon, one is struck by the variety of timbres and accents she employs, from an innocently girlish sound in some of the pieces to a highly dramatic and world-weary timbre in Piazolla's "Rinacerò", the last selection on the disc. She is beautifully supported by the Tango Ensemble on this recording, led by the collaborative piano of Bayrakdarian's husband, Serouj Kradjian, an accomplished pianist in his own right. Playing no small part is the idiomatic bandoneón of Fabián Carbone. Also deserving of mention is Canadian Opera Company concertmaster Marie Bérard, for her lovely violin solo in "Jalousie". Kudos to the CBC engineers for a most atmospheric recording, a few overdone reverbs notwithstanding. On balance, this disc has my vote as the best "World Music" album by a Canadian classical artist in 2007.

-Joseph K. So

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Franz Schubert : Die Winterreise (version de chambre de Normand Forget)

Pentaèdre, Christoph Prégardien, ténor et Joseph Petric, accordéon
ATMA classique
ACD2 2546
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On considère souvent Die Winterreise comme étant la quintessence du cycle de lieder; une quantité innombrable de ténors et de barytons ont gravé leur interprétation, notamment Dieter Fischer-Dieskau, Peter Pears et, plus récemment, Ian Bostridge.

Le Voyage d'hiver est une des dernières oeuvres de Schubert. Écrite en 1827 au moment où il sent avec désespoir sa santé décliner, le compositeur y exprime ses plus sombres pensées sur l'amour impossible et la fatalité de la mort. La lecture d'un recueil de poèmes de son contemporain Wilhelm Müller l'interpelle profondément. Müller y raconte, en 24 tableaux, l'histoire d'un jeune homme qui, abandonné à la suite d'un échec amoureux, se lance dans un voyage sans retour à travers la campagne gelée. Schubert venait de trouver un souffle avec lequel il pourrait sublimer ses pensées lugubres et atteindre de nouveaux niveaux d'émotion, de profondeur.

La présente version, pour voix d'homme accompagnée d'un quintette à vents et d'un accordéon, est exceptionnelle à tous points de vue. Normand Forget, le hautboïste de Pentaèdre, a préparé un arrangement raffiné qui non seulement remplace la partie de piano originale, mais la pousse plus loin en colorant les atmosphères. La partition fait appel à des instruments secondaires (piccolo, hautbois d'amour, clarinette basse, etc.). Le quintette se transforme même en choeur sans paroles pour un des lieder ! Notons que Forget a gardé l'ordre initial des poèmes et non celui du cycle de Schubert.

Avec cet enregistrement, le ténor allemand Christoph Prégardien confirme sa place parmi les grands chanteurs de lieder actuels; sa voix, dont on ne perd pas un seul mot, est tour à tour plaintive, puissante et rêveuse, toujours ronde et contrôlée à l'aigu comme au grave. L'inspiration est continue et la complicité avec Pentaèdre, palpable. Le quintette à vents, complété du formidable accordéon de Joseph Petric, produit un accompagnement d'une extrême beauté.

Pentaèdre, un peu à la manière du Kronos Quartet, réussit à se renouveler constamment; la formation transcende le genre du quintette à vents. Avec quel nouveau projet va-t-il nous surprendre ?

-Louis-Pierre Bergeron

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Domenico Cimarosa Ouvertures, vol. 2

Toronto Chamber Orchestra
Kevin Mallon, dir.

Naxos
8.570279 (67 min 55 s)
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Dès quelque 65 opéras que Cimarosa (1749-1801) a composés, seulement un ou deux se maintiennent aux confins du répertoire. Pourtant, chaque fois qu'on a l'excellente idée de tirer de l'oubli un de ses autres ouvrages, instrumental ou vocal, le résultat est toujours heureux, comme en témoigne avec abondance une discographie de plus en plus fournie et constituée en bonne partie d'intégrales d'opéras, opere serie et surtout opere buffe. C'est par ce biais que l'on connaissait déjà plusieurs des ouvertures (L'Italiana a Londra, L'Armida immaginaria, etc.) qui composent le programme de ce CD, les autres étant, sauf erreur, des premières parutions au disque. La plupart de ces partitions sont exécutées ici d'après les éditions critiques récentes réalisées par le musicologue néo-zélandais Allan Badley (cosignataire des notes d'accompagnement) et publiées par la firme italienne Artaria. Cimarosa s'y révèle sinon un génie, du moins un très grand maître en pleine possession de tous les moyens de son art et dont le style noble et élégant, très proche de celui de Mozart - moments d'extase et zones d'ombre en moins - se caractérise par une inventivité et un raffinement mélodiques et orchestraux hors du commun, même au siècle des Lumières. C'est donc avec impatience que l'on attendra la suite de cette magnifique série !

-Pierre Marc Bellemare

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Le barbier de Séville en CD et DVD : Repères discographiques

Reconnu comme un chef-d'oeuvre depuis sa première et demeuré immensément populaire par la suite, Le Barbier de Séville a été enregistré à maintes reprises, depuis l'époque du 78 tours. Parmi ces enregistrements, dont plusieurs ont quelque chose de spécial à offrir, il en est un qui n'a jamais cessé de faire la liste des incontournables depuis sa sortie, aux premiers jours de la stéréophonie. Il s'agit de l'enregistrement Angel-EMI (1957 - EMI 56310) dirigé par Alceo Galliera et mettant en vedette Maria Callas en Rosine et Tito Gobbi en Figaro, épaulés par Luigi Alva (Almaviva), Niccola Zaccaria (Basilio) et Fritz Ollendorff (Bartolo).

Au plan textuel, c'est un Barbier très arrangé, avec d'assez nombreuses coupures et divers ajouts et modifications dont l'adaptation du rôle de Rosine aux contours de l'instrument vocal si particulier de Mme Callas. D'un autre côté, l'esprit d'équipe des membres de la distribution atteint un niveau de complicité rare, même sur scène, et qui génère un entrain irrésistible. Chaque rôle y trouve son interprète idéal et tous les chanteurs sont très drôles, sans toutefois jamais compromettre le style ou le bon goût.


Si vous n'êtes pas un admirateur de Callas, vous préférerez sans doute la version Abbado (1972) sur Deutsche Grammophon, un autre enregisrement studio qui jouit d'un prestige presque aussi grand et qui domine aussi la discographie DVD car il existe également en vidéo. Cet enregistrement qui, 35 ans après, demeure disponible dans les deux médias (vidéo : 000427909; audio 457733) à des prix très avantageux, met en vedette Teresa Berganza (Rosine), Hermann Prey (Figaro), Luigi Alva (encore !) en Almaviva, Paolo Montarsolo (Basilio) et Enzo Dara (Bartolo) - une distribution très solide, en dépit de faiblesses mineures. Berganza est aussi délicieusement malicieuse à sa façon que l'était Callas et elle présente l'avantage comparatif d'être une véritable mezzo (et quelle mezzo !), tandis qu'Enzo Dara se classe d'emblée dans l'élite des clowns chantants qui, au fil des ans, se sont illustrés dans le rôle de Bartolo. Par contre, le Figaro d'Hermann Prey est un peu trop posé, trop classique, pour ne pas dire mozartien.

Quant à la version DVD, qui relève de l'opéra filmé, on l'aimera un peu, plutôt, beaucoup, ou énormément, selon sa réaction à l'humour visuel du metteur en scène Jean-Pierre Ponnelle. Celui-ci est très, très inventif, même un peu trop au goût de certains, notamment dans le finale du premier acte, où la farce tend à l'emporter sur la comédie.

Le nombre de versions DVD du Barbier actuellement disponibles ou qui l'étaient encore récemment frise la douzaine, dont une production scénique de Dario Fo (Image Entertainment, épuisé) qui déroutera les uns et charmera les autres, une vieille production télévisuelle en allemand avec Wunderlich en Almaviva et...Hans Hotter en Basilio (Deutsche Grammophon, 000577509), un écho du Festival de Glyndebourne de 1982, où la jeune Maria Ewing triomphe en fausse ingénue (Kultur, 2101), et plusieurs autres, dont aucune, cependant, ne parvient à remettre en question l'hégémonie, pourtant souvent contestée, de la version Abbado/Ponnelle.

-Pierre Marc Bellemare

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Wilhelm Friedemann Bach - Oeuvres pour clavier, vol. 1


Robert Hill, fortepiano

Naxos 8.556966 (64 min 21 s)
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Wilhelm Friedemann Bach (1710-1784), l'aîné des fils du grand Jean-Sébastien, était un singulier personnage dont la vie personnelle et la carrière professionnelle furent un désastre, une interminable descente dans l'alcoolisme et la misère. Quant à sa production artistique, aux antipodes de celle de son père, elle est l'oeuvre d'un génie, rebelle à toute règle. C'est une musique étrange qui, par (d'assez) longs moments, donne l'impression d'avoir été composée un siècle, voire deux, après l'époque où a vécu le musicien. Les plus fascinantes de ces partitions sont celles qu'il a écrites pour les claviers, car ceux-ci lui permettaient de s'exprimer, en toute liberté, à travers des formes qui n'en étaient guère, comme la polonaise ou la fantaisie. Ce corpus des oeuvres pour clavier fait ici l'objet d'une interprétation qui, avec la parution d'une intégrale proposée, pourrait s'avérer définitive. Robert Hill, qui signe aussi des notes d'accompagnement très éclairantes, interprète cette musique (les 12 Polonaises, F.12, la Sonate en ré majeur, F.3 et la Fantaisie en la mineur, F.23) exactement comme elle doit être jouée, « avec authenticité », sans forcer la note muséologique ni verser dans le romantisme ou le post-romantisme, mais comme une musique qui, en un certain sens, est intemporelle.

-Pierre Marc Bellemare

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Tuesday, 22 January 2008

Today's Musician Birthday: January 22

Born on January 22:

1897 - Rosa Ponselle, soprano

Wiki entry
Article in La Scena Musicale

Rosa Ponselle singing the famous Habanera from Bizet's Carmen:

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Saint-Saëns: Piano Concertos 2 & 5

Jean-Yves Thibaudet, piano
l'Orchestre de la Suisse romande
Charles Dutoit, dir.

Decca 475 8764 (66 min 25 s)

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Le jeu épidermique, plus brillant que profond, qui caractérise autant le chef Dutoit que le pianiste Thibaudet et qui convient à une certaine musique française de la seconde moitié du XIXe siècle, fait merveille dans le Deuxième et le Cinquième Concertos de Saint-Saëns. C'est un piano bondissant et cabriolant que l'on entend ici. Les difficultés dont sont parsemées les deux partitions sont surmontées avec un brio digital étonnant par Thibaudet, et l'Orchestre de la Suisse romande, fouetté par Dutoit, participe de la fête sonore. Le Deuxième Concerto, enlevé de bout en bout, et dont le troisième mouvement est particulièrement électrisant, convainc cependant plus que le Cinquième dont l'Andante semble un peu statique. Données en supplément et placées entre les deux compositions de Saint-Saëns, les Variations symphoniques de Franck ne trouvent pas l'atmosphère de recueillement nécessaire. Les phrasés gémissants du pianiste ne peuvent être tenus pour un signe de gravité et les quatre dernières minutes de l'oeuvre, aux temps beaucoup trop appuyés à l'orchestre, ressemblent à une faute de goût. Prise de son aérée et généreuse.

-Alexandre Lazaridès

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