La Scena Musicale

Saturday, 23 February 2008

Today's Birthday in Music: February 23 (Handel)

1685 - George Frideric Handel - Halle, Germany; composer

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Bio


"The Arrival of the Queen of Sheba" from Solomon




Xerxes "Ombra mai fu" sung by Kathleen Ferrier



Messiah, Hallelujah Chorus (Bethany College Choir, West Virginia, 2006)

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Friday, 22 February 2008

Elliott Carter : String Quartets Nos. 1 and 5

Pacifica Quartet
Naxos 8.559362 (60 min 32 s)
***** $

Pour célébrer le centenaire du doyen des grands compositeurs vivants, Naxos et le Pacifica Quartet lui offrent l’enregistrement intégral de ses quatuors à cordes, dont voici le premier volume. Plus de quatre décennies séparent l’historique No. 1 (1951) du No. 5 (1995) et les différences sont d’autant plus intéressantes que le Pacifica Quartet les souligne à merveille. La complexité polyphonique domine le No. 1 : non seulement les lignes mélodiques s’enchevêtrent-elles sans cesse, mais les mètres et les tempi évoluent d’alternances en simultanéités. Dès les premières notes du violoncelle solo, grasses et rauques à souhait, l’auditeur est convaincu du résultat général. Le No. 5 paie son tribut, tardivement, à Webern : dialectique son/silence, nombreux intervalles disjoints, techniques de jeu variées. On attend la suite avec une gourmande impatience…

-René Bricault

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Today's Birthdays in Music: February 22 (Moiseiwitsch, Liebermann)

1890 - Benno Moiseiwitsch, Odessa, Ukraine; pianist

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Benno Moiseiwitsch plays Medtner: Fairy Tale Op. 42



1961 - Lowell Liebermann, New York City, NY, USA; composer



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Bio



Trio No. 1 for Flute, Cello and Piano by Lowell Liebermann

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Thursday, 21 February 2008

Today's Birthdays in Music: February 21 (Segovia, Délibes)

1893 - Andrés Segovia, Linares, Spain; guitarist

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Andres Segovia playing Asturias (Albéniz)



1836 - Léo Delibes, Saint-Germain-du-Val, France; composer

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Bio/pictures

Joan Sutherland and Huguette Tourangeau sing the "Flower Duet" from Delibes' Lakmé (Sydney Opera, 1976)

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Wednesday, 20 February 2008

Firenze 1616

Le Poème Harmonique/Vincent Dumestre
Alpha 120 (58 min 47)
****** $$$$

Dès la fin du XVIe siècle, Florence était « un laboratoire musical », où s’élaborait un chant aux accents plus réalistes, c’est-à-dire plus émouvants. Ainsi peut-on lire dans les excellentes notes de programme. Baptisé recitar ou parlar cantando, ce nouveau style, abondamment orné mais tout de même soumis au texte, se cherchait ailleurs une voie rhétorique différente, en particulier à Venise, avec Monteverdi, dont l’Orfeo (1607) devait marquer le triomphe incontestable de l’opéra européen. Le Florentin Domenico Belli avait repris en 1615 le même thème dans un Orfeo dolente où ne figure pas le personnage d’Eurydice, ce qui laissait toute la place à la quête vaine d’Orphée et à son imploration pathétique face à sa mère Calliope qui cherche à intercéder pour lui auprès de l’inflexible Pluton. Des ritournelles instrumentales et des chœurs, notamment celui des Grâces, diversifient une action confinée à l’impuissance humaine devant la mort. Une demi-douzaine de courtes compositions de Saracini et de Caccini permettent de suivre une évolution qui devait bientôt céder la place à d’autres préoccupations. Dumestre et son ensemble instrumental et vocal, ainsi que tous les solistes, sont impeccables.

-Alexandre Lazaridès

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Today's Birthdays in Music: February 20 (Chailly, Garden)

1953 - Riccardo Chailly, Milan, Italy; conductor

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Bio

Chailly in rehearsal - Finale of Mahler's 8th Symphony (Royal Concertgebouw Orchestra, 1995)





1874 - Mary Garden, Aberdeen, Scotland; opera soprano

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Bio/pictures

Mary Garden sings "Depuis le Jour" from Charpentier's Louise (1926)


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Tuesday, 19 February 2008

Petite Suite Maritime (musique canadienne pour quintette à vent)

Quintette à vent Estria
Œuvres de Dela, MacDonald Gayfer, Buczynski, Papineau-Couture, Hétu
**** $$$

Estria nous arrive avec un deuxième opus consacré aux débuts du quintette à vent au Canada. Des débuts très tardifs, qui remontent à l'année 1946. Le quintette à vent aura pourtant connu ses heures de gloire en Europe dès le début du dix-neuvième siècle, avec les contributions impressionnantes de Reicha et de Danzi. Puis, au début du vingtième siècle, nombre de compositeurs d’importance, tant européens qu’américains, élargissent son répertoire : Nielsen, Schoenberg, Hindemith, Barber et Milhaud, entre autres. Les quintettes présents sur ce nouveau CD sont rapidement tombés dans l’oubli, à l’exception peut-être de celui de Jacques Hétu, qui figure à l’occasion au programme des concerts de musique de chambre. Le quintette Estria accomplit donc un travail important en dépoussiérant cette musique d’ici, d’intérêt certes inégal, mais qui mérite qu’on s’y penche une nouvelle fois.

C’est au compositeur et pédagogue montréalais Maurice Dela (1919-1978) qu’on doit la première œuvre canadienne pour quintette à vent, la Petite suite maritime. Écrits en 1946 alors que Dela était étudiant de Claude Champagne au Conservatoire de musique de Montréal, les quatre mouvements de cette suite – Esquif, Mouettes, L’Île enchantée, Coquillages – s’avèrent, sans être des chefs-d’œuvre, d’habiles compositions où les mélodies un brin jazzy flottent sur un nuage d’accompagnement léger et effervescent. Voici une œuvre de jeunesse qui, par son ludisme et sa simplicité, rappelle Milhaud. L’œuvre gagnerait cependant à être jouée avec un peu plus d’énergie.

Les pièces suivantes sont celles de compositeurs torontois pratiquement inconnus au Québec, James MacDonald Gayfer et Walter Buczynski. Rien à mentionner du Gayfer : pour tout dire, il s’agit là d’une musiquette sans réel intérêt. Le Buczynski est une œuvre courte aux touches néoclassiques, nous rappelant quelque peu la Partita d’Irving Fine par sa vigueur rythmique, sa simplicité. La Fantaisie de Jean Papineau-Couture nous laisse entendre d’intéressantes expérimentations de timbre, exploitant les registres extrêmes des instruments. On a pourtant de la difficulté à s’attacher à cette œuvre austère aux rythmes insistants et martelés.

Avec son Quintette op.13, Jacques Hétu parvient à combiner habilement les techniques tonale, modale et sérielle et à créer un univers bouillonnant, dissonant, franchement étrange même. Estria montre de belles qualités de cohésion et de virtuosité, malgré la difficulté évidente de la partition.

Quelques réticences par rapport à la prise de son réalisée par les artisans d’Atma Classique : alors que les instruments aigus (flûte, clarinette, hautbois) sont très présents et même franchement irritants parfois, le cor et le basson sont distants et souvent perdus dans la masse sonore.

-Louis-Pierre Bergeron

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Today's Birthdays in Music: February 19 (Boccherini, Ponnelle)

1743 - Luigi Boccherini, Lucca, Italy; composer

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Brief Bio

Fragment from Guitar Quintet No. 4 in D Major, "Fandango" (Baltic Guitar Quartet)





1932 - Jean-Pierrre Ponnelle, Paris, France; opera director

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Tribute

Luciano Pavarotti, "Questa o quella" from Rigoletto (DVD), directed by Jean-Pierre Ponnelle



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Monday, 18 February 2008

Puccini : Manon Lescaut

Simulcast du Metropolitan Opera House de New York
Samedi 16 février 2008, 13 h 00
Distribution : Karita Mattila (Manon Lescaut), Marcello Giordani (chevalier des Grieux), Sean Panikkar (Edmondo), Dwayne Croft (Lescaut), Dale Travis (Geronte), Paul Phlishka (l’aubergiste), Tamara Mumford (une musicienne), Bernard Fitch (un maître de danse), un allumeur de lampadaires (Tony Stevenson)
Chœurs et orchestre du Metropolitan Opera House de New York dirigés par James Levine
Costumes et décors : Desmond Heeley.
Mise en scène : Gina Lapinski.
Production originellement (1980) conçue et mise en scène par Gian Carlo Menotti
***
La production de Manon Lescaut de Puccini que l’on a pu voir lors du simulcast de samedi est virtuellement la même (décors, costumes, mise en scène) que celle, signée Gian Carlo Menotti, dont témoignait, il y a déjà près de trente ans, une représentation de l’œuvre mettant en vedette Renata Scotto et Placido Domingo qui est disponible en DVD sous étiquette Deutsche Grammophon (00440 073 4241). Tout au plus a-t-on rafraîchi quelques éléments de décor. L’ensemble est d’un réalisme efficace dont il n’y a pas lieu de se plaindre, sauf peut-être au dernier acte, excessivement sombre et dépouillé, où l’on a raté une occasion de nous montrer un coin de ces fameux « déserts de la Lousiane », qui n’existent que dans cet opéra.
Le principal atout que les deux enregistrements ont en commun est la présence, au pupitre, de James Levine, qui n’a jamais caché son admiration pour l’œuvre et son impatience de la faire mieux connaître. Il est instructif de constater à quel point tant sa conception de la partition que sa maîtrise de son métier ont évolué sur trois décennies. En 1980, sa direction, certainement, était plus fougueuse, plus passionnée, mais aussi moins subtile. Aujourd’hui il s’attache davantage aux détails qu’il distingue soigneusement de la masse orchestrale avec un doigté qui est devenu comme une seconde nature. Trop de doigté peut-être. Son deuxième acte, en tout cas, a déçu, de même que l’intermezzo qui précède l’acte suivant. Se pourrait-il que la partition, trop souvent dirigée, trop familière, commence à l’ennuyer?
Par contre, on se félicitera du fait que, cette fois-ci, le maestro ait accordé davantage de soin à la distribution des rôles secondaires, notamment à celui, assez ample, d’Edmondo, au premier acte. Le prestataire du rôle en 1980, et dont on taira le nom par charité, était à peine audible. Son successeur de 2008, Sean Panikkar, sans être transcendant, est de loin supérieur, et pourrait être promis à un bel avenir de ténor lyrique. Ont également droit à des médailles l’allumeur de lampadaires, Tony Stevenson, qui a fait bien davantage impression que son prédécesseur de 1980, et le maître de danse, Bernard Fitch, qui a su conférer un relief inhabituel à son emploi de comprimario en le dotant d’une parodie d’accent français très réussie.
Dwayne Croft (Lescaut) et Dale Travis (Geronte) sont de vieux routiers qui savent comment se glisser dans la peau d’un personnage pour ensuite l’ajuster à leur façon. Croft, très en voix cet après-midi, était le parfait roué, aussi méprisable que séduisant. Travis n’était peut-être pas en aussi bonne forme, mais cela ne l’a pas empêché de tirer tous les effets voulus des bouffonneries de son personnage.
Venons-en aux deux principaux chanteurs...
On se demande quel diablotin a pu suggérer à Mme Mattila l’idée de chanter la Manon de Puccini, rôle auquel rien, semble-t-il, ne la destinait. Non seulement a-t-elle le faciès d’une Gretchen plutôt que d’une Manon, mais elle a aussi l’âge de la sœur aînée de la mère de son personnage. Et pourtant, une fois sur scène, elle fait preuve d’une telle sincérité, d’une telle intensité, d’un tel talent de comédienne qu’elle réussit presque à triompher de ces obstacles, ainsi que de quelques gros plans peu charitables. Là où elle y parvient peut-être un peu moins, c’est au deuxième acte, où certains de ses efforts pour incarner une petite écervelée tombent carrément dans la niaiserie. Par contre, au dernier acte, où le facteur âge ne compte plus vraiment, elle emporte la conviction et, faisant appel aux ressources qu’elle a appris à faire fructifier au contact de Wagner, Janáček et Strauss, du coup transforme ce qui, trop souvent, n’est qu’un épilogue plus ou moins ennuyeux en un minidrame passionnant et quasi autonome, une sorte d’Erwartung vériste. À ce moment, et rien qu’à ce moment-là, je la préfère (oserai-je l’avouer ?) même à Renata Scotto, la Manon de 1980, pourtant une puccinienne consommée, ce que Karita Mattila n’est pas et ne sera jamais.
Mais qu’à cela ne tienne. Il y a des paris, même condamnés d’avance, qu’il vaut la peine de tenir au vu de certains des résultats. C’est le cas de la Manon de Mattila.
Marcello Giordani (des Grieux) est un artiste d’une grande intelligence et parfaitement au fait des difficultés de son rôle. Ce dernier est assez lourd, techniquement difficile et quelque peu composite, comme c’est souvent le cas dans les premiers essais de composition d’un futur grand maître. Non seulement le chanteur est-il, comme Manon d’ailleurs, confronté à des masses orchestrales qui, par moments, menacent de l’engloutir, mais le style vocal de ce qu’on lui demande de chanter tend à varier d’un acte à l’autre. L’approche de Giordani, comme il s’en est lui-même franchement expliqué dans un entracte, consiste à faire fond sur sa formation de belcantiste pour ensuite s’investir pleinement dans les passages qui mettent en valeur sa voix de lirico spinto. Sans doute le chanteur, qui n’a pas les moyens d’un Pavarotti, se ménage-t-il un peu au début, en prévision des défis des actes subséquents, mais lorsque le moment vient de montrer de quoi il est capable, il se dépense sans compter. Il sait également faire preuve d’esprit chevaleresque, au point d’appuyer discrètement, avec puissance et retenue, sa prima donna chaque fois que celle-ci risque de s’exposer un peu trop, en particulier dans leurs scènes d’intimité du deuxième acte. Quant à sa conception du rôle, j’avouerai que je la préfère à celle de Domingo. Tandis que ce dernier concevait des Grieux comme un jeune possédé à peine plus responsable de ses actes que sa Manon, le des Grieux de Giordani sait parfaitement qu’il agit comme un imbécile, sauf qu’il est incapable de faire autrement.
-Pierre Marc Bellemare
Le prochain simulcast du Met aura lieu le 15 mars prochain. On présentera alors Peter Grimes de Benjamin Britten.

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W.A. Mozart: Works for Violin and Orchestra

Julia Fischer (violin), Gordan Nikolić (viola, violin), Netherlands Chamber Orchestra/Yakov Kreisberg

Concertone for 2 Violins, Sinfonia Concertante for Violin and Viola, Rondo (K.373)

PentaTone OTC5186098 Hybrid SACD (63 min 35 s)
***** $$$$

Julia Fischer has previously recorded the violin concertos for PentaTone (5186 064 and 5186 064); it will come as no surprise to anyone acquainted with those fine discs that the present issue has a legitimate claim to being the best Mozart orchestral recording of the past year. It offers unadulterated Mozartiana in supreme measure. Kreisberg directs crisp, articulate accompaniment and the Netherlands Chamber Orchestra responds with remarkable spirit throughout the programme. Above all, the collaboration of Fischer and Nilolić in the Sinfonia Concertante produces a perfect balance between the two solo instruments. All too often in this music, the violinist can run away with the piece but Fischer demonstrates wisdom and forbearance in leaving her partner sufficient space.

Their playing is equally impressive in the Concertone with Nikolić on the second violin. Hans Meyer (oboe) and Herre-Jan Stegenga (cello) also make significant contributions to the piece. For the rondo, Julia Fischer performs her own cadenza. This is a splendid addition to the Fischer discography and exactly the right sort of music to take away the chill of a long Canadian winter.

That Man Nikolić: Gordan Nikolić was born in Serbia in 1968. He is currently the leader of the London Symphony Orchestra and the artistic director of the Netherlands Chamber Orchestra. He also holds professorships at the Royal College of Music and the Guildhall School of Music and teaches at the Rotterdam Academy for Classical Music. Gordan Nilolić has directed the Netherlands Chamber Orchestra in recordings of the music of Britten, Bartok and Hartmann (PTC 5186 056) and Haydn (PTC 5186 300). He performs on a Lorenzo Storioni violin dating from 1794.

-Stephen Habington

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Met in HD: Manon Lescaut

Puccini's third opera and his first major success, Manon Lescaut had its premiere in 1893. Although its popularity isn't quite on the same level of Madama Butterfly and La Boheme, this opera has earned a rightful place in the standard repertoire. For me, it represents verismo at its best. If you are a tenor fan, you'll love his four arias and the extended Act Two duet. And of course the title role has been a great vehicle for many a spinto soprano the likes of Tebaldi and Olivero. Indeed this piece demands great voices and strong stage personalities. I remember the last time the COC did it, the soprano (who shall remain nameless) was so singularly lacking in vocal allure and dramatic verisimilitude that the performance fell totally flat. The audience responded with the most tepid applause I've experienced at the COC. To be sure, great Manon Lescauts don't grow on trees. Even the Met had not staged this opera for eighteen years, the last time with Mirella Freni. So there was considerable excitement and interest over the current revival.
I am happy to report that the Met's revial is a triumph. First, it is cast from strength, with Finnish soprano Karita Mattila in the title role. Since her win in the first Cardiff Singer of the World Competition, Mattila has built her enviable reputation first in Mozart, then in the German and Slavic operatic repertoire, as a great Eva, Elsa, Jenufa, Katya, Lisa, Tatyana, Arabella, Salome, and Leonore. In more recent years, she also had success as Elisabetta and Amelia, and she is one of the most glamorous Hanna Glawari one is ever going to encounter on the opera stage. But Puccini? I was among the skeptics as to whether Puccini would be a good fit for her, since her Nordic sound with its cool timbre and relatively "straight tone" would not seem ideal in the "blood and guts" verismo genre. She defied the critics by singing Manon Lescaut in her native Finland to great acclaim in 1999, and more recently she has scored a triumph in this role in San Francisco and Chicago. Partnering her on this Met revival is Italian tenor Marcello Giordani, who is having a big season there as Pinkerton, Romeo, Ernani, and Des Grieux. Rounding out the cast is American baritones Dwayne Croft as the callous brother Lescaut and character baritone Dale Travis as Geronte.

Seen and heard on Saturday Feb. 16 at the Sheppard Grande, this Manon Lescaut proved to be another big success. Three cinemas were totally sold out, but I was told by Greg the manager that the upcoming Boheme is so popular that it will be shown in no less than four cinemas, and tickets are going fast. Unlike last season when the signal was hit or miss, the satellite feed this year is much more reliable. Other than a little problem with the subtitles at the very beginning, and a six-second glitch of distorted picture and loss of sound - thankfully occuring after "In quelle trine morbide"! - the transmission was flawless. I give credit to Sheppard Grande for being so organized when it comes to crowds. At intermission, theatre staff were positioned in strategic locations in the washrooms to ensure proper traffic flow. Cinemas were spotless, and the newly built concession a nice addition. However, the highly perishable sandwiches (chicken caesar wrap, tuna salad etc.) were sitting on the counter while they should instead be refigerated - a potential food safety issue.
This quarter-century old production of Manon Lescaut appears to have undergone some refurbishing. It still looks fine, with Act Two particularly sumptuous. With a live audience AND a movie audience, the balancing act to satisfy both can be tricky. In the house, one is used to large gestures so those sitting in the gallery can still see what is going on. Heavy make-up is the order of the day, lest singers' faces will look washed out to those sitting at the back. But such exaggerated acting and heavy make-up would look ridiculous at closeup, in High Definition no less! So I think both were considerably toned down for the benefit of the camera. At intermission, Mattila casually mentioned that she is 47. She remains remarkably youthful, but there is no point in pretending that she is the embodiment of a teenage Manon, especially when closeups cameras are so unforgiving when it comes to her wrinkled forehead. Still, all is forgiven when one encounters such exceptional vocalism. No, hers is not a particularly Italianate sound, but it didn't matter on this afternoon. Her two high Cs and loads of Bs on this occasion were thrilling. It made up for her relatively weak middle and lower ranges. Her Manon is also dramatically nuanced, vulnerable and sympathetic. As Des Grieux, Giordani may look a bit mature to be a young student, and his singing wasn't particularly elegant. But he was an ardent Des Grieux, with a completely secure high register. Act One was a bit slow - it always is in this opera, but gathered momentum in Act Two. By the last two acts, Mattila and Giordani burned up the stage and they received a well deserved ovation. American baritone Dwyane Croft was good if a little anonymous in the rather thankless role of Lescaut. Dale Travis, whom I saw last summer as an unimpressive Don Alfonso in a Santa Fe Cosi fan Tutte, was excellent as Geronte, a character role. Perhaps the greatest revelation on this afternoon was the conducting of James Levine. Not known as a Puccini conductor (despite his professed love for Puccini at the intermission chat), Levine's best work has been reserved for Wagner, Strauss and Verdi. So it came as a complete surprise how committed and involved he was in an opera he had not touched in more than twenty years. His conducting on this afternoon had all the passion and excitement one could possibly want, drawing torrents of sound from the orchestra at the climaxes.
There you have it. Perhaps not a Manon Lescaut for the ages, but overall a very satisfying performance on a wintry afternoon.

> Pierre Bellemare's review [in French]


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Today's Birthdays in Music: February 18 (Nobre, Gorr)

1939 - Marlos Nobre, Recife, Brazil; composer, conductor

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Interview

Marlos Nobre, Passacaglia (Marcel Ramos & OSMG)



1926 - Rita Gorr, Zelzate, Belgium; opera mezzo-soprano

Bio/pictures

Rita Gorr sings (1990) "Stride la vampa" from Verdi's Il Trovatore

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Sunday, 17 February 2008

Application Deadline: Canada Summer Jobs (CSJ) 2008 - February 29

February 29 is the deadline for employer applications to the Canada Summer Jobs 2008. Non-profit organizations are eligible to apply online at http://servicecanada.gc.ca. The amounts of funding covers minimum wage for 8 to 16 weeks. Here is more info from the Service Canada website.

Canada Summer Jobs (CSJ) 2008

Supporting Students: Serving Communities

Canada Summer Jobs is an initiative of the Summer Work Experience program. It provides funding for not-for-profit organizations, public-sector employers, and small businesses with 50 or fewer employees to create summer job opportunities for students between the ages of 15 and 30.

Canada Summer Jobs is about:

  • providing work experience for students;
  • supporting organizations, including those that provide important community services; and
  • recognizing that local circumstances, community needs, and priorities vary widely.

Canada Summer Jobs is focused on encouraging not-for-profit organizations, public-sector employers, and small businesses with 50 or fewer employees to create jobs that not only meet their needs, but benefit students looking to gain work experience.

The application period for Canada Summer Jobs 2008 started February 1 and ends February 29, 2008.

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CBC Responds to Montreal Gazette Article

Update: In a letter to the Montreal Gazette, Jeff Keay of CBC Media Relations, claims that Arthur Kaptainis's report (see previous blog post) on the downscaling of CBC Records was erroneous as the CBC is planning to introduce "new channels like podcasts and audio streaming, which are growing fast," which Espace Musique started to offer last fall.
For example, beginning next month we will be recording all nine Beethoven symphonies with Bramwell Tovey and the Vancouver Symphony Orchestra.

We remain committed to classical music on Radio 2. However, at the same time, we are building a schedule that reflects the incredible range of musical genres created by and for Canadians throughout the country. No one else does this. We see it as a fundamental part of our mandate.
In this context, it is most regrettable to see Robert Sunter's comment characterizing CBC as being "in a downward spiral." In fact, CBC Radio as a whole is enjoying the best ratings in its history.

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Today's Birthday in Music: February 17 (Corelli)

1653 - Arcangelo Corelli, Fusignano, Italy; composer

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Concise Bio

Arcangelo Corelli - Concerto Grosso No. 8 "Christmas", Op. 6 in B major - Part 3



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