La Scena Musicale

Friday, 13 April 2012

Visite en Europe de l’Est grâce à l’Orchestre Métropolitain

Par Philippe Michaud

C’est jeudi qu’avait lieu le concert Horizon Est présenté par l’Orchestre Métropolitain. Quatre œuvres d’une grande virtuosité nous ont été présentées.

En guise d’introduction, et pour nous préparer à cette soirée aux airs tziganes, l’OM a interprété l’ouverture de l’un des opéras les plus populaires de Smetana, La fiancée vendue. Dans ce morceau d’environ sept minutes, les cordes doivent souvent s’écouter et se répondre. Ici, les musiciens étaient en pleine forme et nous ont livré une interprétation endiablée.

Le Concerto pour violoncelle de Dvořák est l’une des œuvres les plus jouées du compositeur tchèque. C’est aussi le concerto le plus joué du répertoire. Le soliste invité était le jeune Stéphane Tétreault. Ce jeune musicien, qui n’a même pas vingt ans, nous a offert une excellente prestation de cette œuvre durant plus de quarante minutes. Doué d’une grande virtuosité, mais sans trop en mettre, il a réussi à émouvoir le public de la Maison symphonique dans l’adagio. Le chef Julian Kuerti a été à l’écoute du jeune musicien tout au long de l’œuvre. Du début à la fin, il a su insuffler à l’orchestre tout le dynamisme requis dans ces œuvres créées par des compositeurs tchèques et hongrois. Il n’hésitait pas, par exemple, à faire quelques pas de danse en dirigeant l’OM. Il est vrai qu’on avait parfois envie de se lever de son siège pour danser !

Dans son interprétation de l’œuvre phare de Dvořák, le Premier Prix au concours de l’Orchestre symphonique de Montréal Standard Life-OSM 2007 a réussi à se démarquer, sans toutefois trop voler la vedette. L’orchestre y tenait également une place très importante. À la fin du concerto, il a été applaudi de longues minutes par un public en délire. Ce jeune homme est promis à un grand avenir musical.

Les Danses de Galánta de Kodály ont été l’œuvre la plus endiablée de la soirée. Cette pièce, tirée de rythmes tziganes, demande une extrême précision et une grande rapidité de la part des cordes. Heureusement, les violons, altos, violoncelles et contrebasses nous ont livré une interprétation sans reproche, digne des plus grands orchestres européens. Il faut aussi souligner le très bon travail des bois, notamment la clarinette. 

En présentant comme dernière pièce la suite tirée du ballet Le Mandarin merveilleux, l’OM a montré à son public sa grande flexibilité. Cette œuvre, qui fait appel à plusieurs percussions, dont un xylophone, un célesta et une grosse caisse, et même à un piano, exploite tous les timbres d’un orchestre symphonique moderne. Le public n’a pas été déçu, et cela concluait en beauté une merveilleuse soirée.

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