La Scena Musicale

Monday, 11 June 2012

Un weekend Brahms haut en couleur!

 
Par Philippe Michaud

C’est cette fin de semaine que Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre Métropolitain ont donné l’intégrale des quatre symphonies de Brahms ainsi que son concerto pour violon. Même si ces chefs-d’œuvre sont parmi les plus connus du répertoire, le maestro a voulu nous présenter sa vision unique des œuvres de son compositeur préféré.

Au retour de l’entracte, lors de la première soirée, le directeur musical de l’OM a ainsi expliqué qu’il avait voulu donner plus de liberté à l’orchestre. Cela était plutôt visible chez les cordes, où les coups d’archet étaient différents. Il a aussi reconfiguré la disposition de l’orchestre. Les contrebasses, au lieu d’être à notre droite, ont été disposées en arrière.

C’est toujours un plaisir de voir diriger Yannick Nézet-Séguin. Il était impressionnant de le voir se tenir devant l’orchestre sans partition, y allant de mémoire. Le public de la Maison symphonique s’est vite rendu compte qu’il connaissait par cœur les symphonies du maître allemand.

Les cordes, et particulièrement le violon solo, ont joué avec subtilité, surtout dans la deuxième symphonie, beaucoup plus douce que les trois autres. Le jeu du violon solo pendant la première symphonie était également exemplaire. Les cuivres sonnaient très bien tout au long des deux soirées; un vrai plaisir pour les oreilles. Remercions l’acoustique de la Maison symphonique qui est, doit-on le rappeler, sans reproche.

Certains se plaindront d'un tempo un peu plus rapide que d’habitude, surtout dans les derniers mouvements. Ils n'ont pas tort, mais ça n’a pas trop dérangé. L'interprétation de l'OM demeure de haut niveau et a su garder le public concentré jusqu'à la dernière seconde de la deuxième soirée Brahms.

J'avais déjà eu la chance d'entendre Benjamin Beilman lors du dernier Concours musical international de Montréal. À l'époque, j'avais été impressionné par la justesse de son jeu. Deux ans plus tard, le jeune homme est toujours aussi doué. Il a toutefois gagné en assurance, pour le plus grand plaisir des mélomanes. Yannick Nézet-Séguin a été à l'écoute du soliste du début à la fin. Le tout était spectaculaire, surtout lors du dernier mouvement, une véritable danse.

Bref, l'OM et son chef ont rempli leur mission et nous ont présenté cinq œuvres phares de la musique classique avec un dynamisme et une précision dignes des plus grands orchestres.

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