Un weekend Brahms haut en couleur!
Par Philippe Michaud
C’est cette fin de semaine que Yannick
Nézet-Séguin et l’Orchestre Métropolitain ont donné l’intégrale des quatre
symphonies de Brahms ainsi que son concerto pour violon. Même si ces chefs-d’œuvre
sont parmi les plus connus du répertoire, le maestro a voulu nous présenter sa
vision unique des œuvres de son compositeur préféré.
Au retour de l’entracte, lors de la
première soirée, le directeur musical de l’OM a ainsi expliqué qu’il avait
voulu donner plus de liberté à l’orchestre. Cela était plutôt visible chez les
cordes, où les coups d’archet étaient différents. Il a aussi reconfiguré la
disposition de l’orchestre. Les contrebasses, au lieu d’être à notre droite,
ont été disposées en arrière.
C’est toujours un plaisir de voir diriger
Yannick Nézet-Séguin. Il était impressionnant de le voir se tenir devant
l’orchestre sans partition, y allant de mémoire. Le public de la Maison
symphonique s’est vite rendu compte qu’il connaissait par cœur les symphonies
du maître allemand.
Les cordes, et particulièrement le violon
solo, ont joué avec subtilité, surtout dans la deuxième symphonie, beaucoup
plus douce que les trois autres. Le jeu du violon solo pendant la première
symphonie était également exemplaire. Les cuivres sonnaient très bien tout au
long des deux soirées; un vrai plaisir pour les oreilles. Remercions
l’acoustique de la Maison symphonique qui est, doit-on le rappeler, sans
reproche.
Certains se plaindront d'un tempo un peu
plus rapide que d’habitude, surtout dans les derniers mouvements. Ils n'ont pas
tort, mais ça n’a pas trop dérangé. L'interprétation de l'OM demeure de haut
niveau et a su garder le public concentré jusqu'à la dernière seconde de la
deuxième soirée Brahms.
J'avais déjà eu la chance d'entendre Benjamin
Beilman lors du dernier Concours musical international de Montréal. À l'époque,
j'avais été impressionné par la justesse de son jeu. Deux ans plus tard, le
jeune homme est toujours aussi doué. Il a toutefois gagné en assurance, pour le
plus grand plaisir des mélomanes. Yannick Nézet-Séguin a été à l'écoute du
soliste du début à la fin. Le tout était spectaculaire, surtout lors du dernier
mouvement, une véritable danse.
Bref, l'OM et son chef ont rempli leur mission
et nous ont présenté cinq œuvres phares de la musique classique avec un
dynamisme et une précision dignes des plus grands orchestres.
Labels: Benjamin Beilman, brahms, Orchestre Métropolitain, Yannick Nézet-Séguin





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